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  • Jérôme Chenal

Urbanisation: "En Afrique de l'Ouest nous disposons d'un champ d'expérimentation énorme"

Si la plupart des capitales vivent une pleine transformation, leur aménagement s’avère loin d’être en mesure de répondre aux besoins de leurs habitants. Tout ou presque reste donc à inventer. A lire l'interview dans le magazine Jeune Afrique

Jeune Afrique : Comment les villes d’Afrique de l’Ouest se caractérisent-elles aujourd’hui ?

Jérôme Chenal : Les capitales se trouvent encore dans un état de délabrement assez avancé et manquent de tout. La situation n’est pas insoluble, mais si des villes comme Dakar ont réalisé des progrès certains, elles restent encore très loin de répondre à la demande.

Cette situation tient à la superposition de nombreuses causes, liées à la gouvernance, à l’économie, à la démographie, à certains mauvais choix, à des modèles que l’on a tenté de copier mais qui ne fonctionnent pas.

EN AFRIQUE DE L’OUEST, LA VILLE RESTE AVANT TOUT SOCIALE. ELLE CORRESPOND AUX INDIVIDUS QUI Y VIVENT ET NE PEUT DONC ÊTRE GLOBALISÉE.

Quelques années auparavant, l’exemple à suivre était Dubaï selon les grandes institutions internationales, qui ont une approche très globalisée et donc très globalisante du monde.

Nous nous engouffrons dans des modèles prédéfinis non « solubles » dans l’Afrique subsaharienne, où les villes elles-mêmes opposent une vraie résistance, notamment culturelle. Et c’est tant mieux, car nous ne nous situons pas dans des structurations sociales identiques à celles de l’Asie ou du Moyen-Orient. En Afrique de l’Ouest, la ville reste avant tout sociale. Elle correspond aux individus qui y vivent et ne peut donc être globalisée.

Lire l'entier de l'entretien sur le site de Jeune Afrique


Interview de Olivier Caslin, 16 août 2017

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